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Murs classés

 

 Il y a à Agen une trentaine de monuments historiques classés,
dont un bon tiers de maisons et d'hôtels particuliers.

 

 

1. L'hôtel de Saint-Philip

 

Belles ouvertures des écuries, dont il faudrait débarrasser l'absurde place de stationnement et son panneau. Remarquer les descentes du pluvial refaites en cuivre (mais pas jusqu'au sol pour éviter le vol).Belles ouvertures des écuries, dont il faudrait débarrasser l'absurde place de stationnement et son panneau. Remarquer les descentes du pluvial refaites en cuivre (mais pas jusqu'au sol pour éviter le vol).

 

Joseph de Saint-Philip, conseiller au Présidial d'Agen, est mort en 1782 sans beaucoup profiter du luxueux hôtel particulier qu'il venait de se faire construire au 55 de la rue Pont-de-Garonne (rebaptisée en 1914 rue Richard-Cœur-de-Lion malgré les protestations de l'Académie). Seuls le porche, assez beau, la courette d'entrée avec escalier double se trouvent à cette adresse. L'immeuble proprement dit longe en réalité la rue Voltaire, où donnent toutes les pièces de vie, ce qui permet de jouir pleinement de l'animation nocturne débridée pour laquelle cette rue a aujourd'hui vocation.

Un promoteur spécialisé qui dit avoir "une idée neuve du patrimoine ancien" rénove la maison et ses beaux restes pour en tirer neuf appartements de "standing" (compter 187 000 € le logement de 20 m²) avec, suppose-t-on, le soin approprié.

 Une des deux entrées des écuries qui occupent la totalité du rez-de-chaussée.Une des deux entrées des écuries qui occupent la totalité du rez-de-chaussée.La façade latérale, dont on apprécie le bel appareil de pierre blonde et la sobre ordonnance.La façade latérale, dont on apprécie le bel appareil de pierre blonde et la sobre ordonnance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. L'hôtel d'Escouloubre

 

La notice des MH écrit par erreur "Escouloubres" et donne comme description : "Hôtel bâti en 1773 par l'architecte Leroy pour les frères Pélissier. La cour est fermée par un portail encadré de pilastres. Les deux côtés du porche sont arrondis et couverts à la Mansard par une toiture en ardoises en écailles de poisson. L'intérieur de la cour d'entrée comprend des communs de briques de forme incurvée, à cinq arcades aveugles. La façade sur la cour comporte un pavillon central avançant légèrement avec porte arrondie. Au premier étage, la fenêtre est surmontée d'un motif sculpté et comprend un balcon à balustres Louis XVI. La façade sur jardin, beaucoup plus importante, comprend un pavillon central avec portes-fenêtres et balcon en fer forgé. Les pavillons en léger retrait sont soulignés par des pilastres en relief." Il faut ajouter que l'escalier monumental est du type tournant suspendu à longues marches en pierre de taille, chacune soutenant la suivante. Cette prouesse technique lui donne ses proportions, si majestueuses que l'on a peine à imaginer quel personnage sera assez illustre pour être à sa hauteur (on apprend en effet que la Ville vient de recevoir la propriété en héritage et la question se pose de son devenir, notre crainte étant qu'elle tombe dans les mains d'un promoteur-saucissonneur, qui s'empressera d'abattre les arbres centenaires pour y garer les coûteuses voitures des nouveaux habitants et de procéder à de nombreux aménagements irrévérencieux).

Une image de l'escalier prise par les MH sans doute en 1951. On remarque l'état assez loqueteux des enduits et la présence un peu saugrenue d'un traîneau.Une image de l'escalier prise par les MH sans doute en 1951. On remarque l'état assez loqueteux des enduits et la présence un peu saugrenue d'un traîneau.

L'hôtel Pélissier fut acquis par le conseiller Dufort, qui en dota sa fille Anna lors de son mariage en 1854 avec Louis Gaston Théobald de Monstron de Sauton, marquis d'Escouloubre. Celui-ci devait mourir en 1861, âgé de 41 ans, à croire que les hôtels particuliers d'Agen ne portent pas chance à leurs propriétaires. Le bien fut vendu à la mort de son fils unique Emmanuel en 1930, mais il en a conservé le nom.

 

3. (à suivre)