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Murs mystères

 

 

Certaines maisons qui semblent avoir eu une existence intéressante sont toujours là, mais leur histoire est maintenant oubliée : quelle a été leur raison d'être, qui les a désirées, dessinées, de quand datent-elles, etc. Aussi "Agen que j'aime" fait-il appel à la science ou à la mémoire des Agenais qui savent ce que savent les murs. Merci de nous faire partager ces connaissances, pour le bénéfice de tous, en utilisant le formulaire de contact.

 

 

 

Double construction au 6 impasse Jasmin (ex Voltaire, ex Saint-Antoine). Face à face dans une cour, deux bâtiments excitent notre curiosité par leur ampleur, leur symétrie et la noblesse de leurs proportions, enrichie de belles colonnes en pierre, les deux du centre doriques à cannelures, le tout supportant trois arceaux en plein cintre. La partie supérieure de la façade est en briques, percée de trois petites ouvertures encadrées de pierre (malheureusement agrandies et dénaturées sur l'un des deux bâtiments) et surmontée d'un fronton singulier. Un très grand soin fut apporté au dessin et à la réalisation de l'ensemble. Alors, qu'a-t-il à nous raconter ?

 

Au fond de la même impasse, une propriété privée ferme ses vantaux sur une des entrées du couvent des Jacobins, dont il semble bien qu'une partie du logis principal tente de nous faire signe par-dessus l'ancien potager. Est-ce le cas ?

 

Ci-dessus, un autre mystère : qu'y avait-il là, avant que se construise l'appartement-hôtel ? On sait que ce fut l'emplacement du premier hôpital Saint-Jacques, jusqu'au XVIe siècle, et, plus récemment, l'hôtel Central Moderne, où le propriétaire eut à recevoir - avec bonheur, ou consternation ? - la Kommandantur, le 11 novembre 1942, soit 40 personnes qui avaient trouvé le Regina trop petit.
Réponse que vient de nous fournir l'aimable directrice de l'hôtel : son établissement a acquis et rasé la clinique du docteur Esquirol (elle y est née !), laquelle aurait remplacé l'hôtel Central et divers obscurs petits bars très accueillants de la venelle Rochambeau. La lanterne d'ardoise à quatre pentes qui surplombe l'entrée actuelle proviendrait-elle de l'ancien hôtel, démontée et remontée ; la tour de l'angle, dans le même style romantico-troubadour, n'a pas bougé. Alors, quelqu'un a-t-il des images de cette façade en 1940 ? On dirait que tout le monde a oublié, et aucune image publicitaire ne traîne chez les collectionneurs de cartes postales. A vos greniers...
En épluchant des coupures récentes de La Dépêche du Midi, nous avons retrouvé des images du chantier de démolition, avec ces deux éléments isolés, fin 2009. Le cliché de gauche montre la façade intérieure de la clinique qui va être rasée, et le lanterneau déposé en attente de son érection au-dessus de l'entrée de
l'appartement-hôtel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le 4 juillet 2019, "Agen que j'aime" découvre où se trouvait le lanterneau du temps de l'hôtel Central Moderne : pas du tout où l'on pensait. Enquête et suspense en cours...

 

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Et puis, qui connaît le secret de cette folie gothico-mauresque érigée entre deux petites maisons anodines du quartier Jayan ? On y accède par un escalier métallique extérieur et la porte donne dans une première pièce semi-circulaire, d'où l'on peut monter à un petit salon ou bibliothèque, ou cabinet de travail pour quelque Victor Hugo local (?). L'endroit est charmant, bien construit et en bon état. On brûle d'en savoir davantage...

Enfin, notre curiosité est excitée par "La Palmeraie", ci-dessous, dont la belle entrée 1900 avec un long passage couvert se dresse au coin d'une place sans nom donnant sur la rue Raspail. Conduit-elle à une masure ou à un palais ? On aperçoit des palmiers, en tout cas.

 

Pour les amateurs de mystères et de portes à pousser, nous signalons la très belle arrière-salle à plafond peint du Bistrot des Halles, installé sur ce qui fut sans doute une partie de l'ancien évêché ; pour obtenir l'autorisation de visiter, le mieux est d'offrir une tournée générale. Aussi à découvrir (c'est le cas de le dire), la façade classée du 78 rue Montesquieu, masquée par une triste construction sur la rue et que peu de gens ont vue.