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     La vie qui va


           Chaque semaine, il se passe quelque chose.
          C'est parfois important, bête ou simplement curieux,
        c'est la vie qui va, au jour le jour.

 


15 janvier 2019
: la mairie d'Agen souhaite dépenser de l'argent pour le marché couvert. Le moins qu'on puisse dire, c'est que celui-ci le mérite !
Mais pour le cas où nos décideurs manqueraient de bonnes idées, nous nous permettons de suggérer sa reconstruction totale selon le modèle ci-dessus, qui fonctionne parfaitement depuis 117 ans, pas très loin d'ici. Bien entendu, on supprimerait le parking, vu que celui de la gare est plus qu'à moitié vide en permanence (jamais moins de 300 places libres). A la place, un vaste jardin suspendu ferait merveille.
Autre suggestion gratuite : profiter des travaux (six millions d'euros !) pour aménager les vestiges souterrains de  l'ancienne cathédrale en vue d'une émouvante visite de ce qui demeure en secret le fondement de la mémoire agenaise.
Saint-Étienne ? Il n'en reste rien mais on en parle sans cesse.
Enfin, il faut rappeler que l'entrée du marché détruit était surmontée de trois cloches superposées, de taille croissante, qui sonnaient les quarts et les demies puis les heures. Or, elles sont toujours là, cachées dans une sorte de beffroi sordide, à droite de la façade. Leur mécanisme est grippé mais une entreprise comme Bodet , déjà à l’œuvre à Saint-Caprais, se ferait fort de le remettre en marche. Comme on le sait, une ville est joyeuse et vivante quand ses cloches sonnent, sonnent, et que coulent de nombreuses et rafraîchissantes fontaines.

 

 30 novembre : Tandis que Muy Mucho installe un joli mur végétal à la place des enseignes des Galeries Billières, les jouets qui se vendaient autrefois dans ce grand magasin refont une courte apparition dans plusieurs vitrines du Boul'. Ils émerveillent les vieux grands enfants qui regrettent de ne pas avoir gardé les leurs, mais on peut sans doute les acquérir en appelant le numéro de téléphone qui les accompagne : 0553660753. Ci-dessous  une somptueuse DS à pédales, une moto "électrique", un charmant tracteur rouge, accompagnés de jeux de cubes, de poupées, dinettes, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11 novembre : Que deviendrait la presse locale sans les avatars de la "maison noire" pour l'alimenter ?
Après être passée du noir au gris anthracite, la voici blanc cassé avec faux colombages. De chalet basco-suisse, elle est en train de muer en ferme normande (style pyjama, comme disent les jeunes architectes du Calvados).
On espère qu'un nouveau grincheux ne va pas encore intenter un procès. Auquel cas, il vaudrait mieux la repeindre directement en orange vif, c'est la couleur favorite des années 70 revenue à la mode, il paraît.

 

 

 

 

 

10 novembre : Deux ou trois maisons ont été rasées en plein jour à Jasmin pour créer un établissement de nuit restaurant. Un élément du décor en est déjà visible.

Sous les gravats, la plage...Sous les gravats, la plage...

 


26 octobre
: Miracle à Saint-Caprais !
Agen n'avait pas vu de libraire d'ancien depuis des lustres : en voici un qui s'installe au meilleur emplacement en face de la cathédrale (ex-Prunille : le livre remplaçant le pruneau, tout un symbole !). On devrait y trouver toutes sortes d'ouvrages, dit son prospectus, y compris les sous-genres : poches, vinyles et BD. "Les Utopiques", 22 rue Molinier ; contact : baggi.michel@gmail.com

19 octobre : "Agen que j'aime" est ravi d'avoir été lu et suivi dans la question de l’amoncellement des poubelles rue Gérard de Nerval, elles sont cachées, pour l'instant ! Maintenant, il faudrait installer sur la place Caillives le manège qui encombre l'admirable perspective de la cathédrale : il y aurait davantage de succès et cela créerait un coin absolument charmant, avec un petit café dans un coin pour regarder les enfants tourner. Au prix de deux places de voiture en moins ? Et alors ? Nous en avons dorénavant 1 475, et "en structure" !

12 octobre : étonné de ne pas avoir reçu le questionnaire sur l'avenir que nous souhaitons tous en 2030, et de voir qu'aucun de ses voisins et relations ne l'avait davantage, "Agen que j'aime" s'est rendu à la mairie, où on l'a invité à en prendre un paquet afin de le distribuer. Car il semblerait que les services postaux - que la ville, nous dit la réceptionniste, a payé pour cela -, n'ont pas rencontré un franc enthousiasme de la part de ses facteurs à l'idée de trimballer les 18 500 liasses (une par boîte aux lettres).
Sur le même sujet, la municipalité a payé 150 000 € un cabinet d'experts (-comptables ?) afin qu'il lui dise ce qu'elle a à faire (malgré une nette désapprobation du premier adjoint, Pierre Chollet, qui sait bien que les "gens qui savent", comme dit le maire, savent surtout gagner de l'argent en vendant plusieurs fois le même conseil à des villes qu'ils jugent semblables et, surtout, ne s'intéressent à la vie des habitants).
Alors il faut craindre que, pour une bizarre question de logistique, la participation du public à la définition de son avenir ne sera pas aussi déterminante qu'elle le devrait.


 

Là devant se dresserait, si la SNCF réussit son forfait, les escaliers et passerelle qui, en plus, cacheraient encore un peu plus le coteau de l'ErmitageLà devant se dresserait, si la SNCF réussit son forfait, les escaliers et passerelle qui, en plus, cacheraient encore un peu plus le coteau de l'Ermitage

Projet dévoilé des escaliers à double volée de chaque côté, soit deux fois plus de marches qu'aujourd'hui. Seniors avec bagages s'abstenirProjet dévoilé des escaliers à double volée de chaque côté, soit deux fois plus de marches qu'aujourd'hui. Seniors avec bagages s'abstenir 

 

 

 

 

 

 



28 septembre : le contribuable finance la SNCF et, accessoirement, paie aussi son billet pour des voyages pas toujours agréables. Mais cela ne suffit pas à son malheur. Pour qu'il "en bave" encore davantage, la gare d'Agen ne va pas remplacer son maudit souterrain (ci-contre) par les escalators que tous les usagers exigent, mais par des escaliers extérieurs généreusement soumis aux intempéries hivernales avec soleil brûlant le reste du temps.

Vite, il faut signer la pétition contre cette ineptie à 7,5 millions (dont 1/4 pour la région et l'agglomération) et la faire signer autour de soi : il y va de notre confort minimum et aussi de l'image de la ville.

 

 

 

17 septembre : "Agen que j'aime" a eu la curiosité de suivre le premier conseil municipal de la saison, malgré la difficulté de compréhension que l'exercice impose : certains conseillers se livrant aux mêmes joutes depuis cinq mandats (cf. Bernard Lusset), les non-dits et les arrière-pensées font partie du dialogue. Toutefois, les arguments de l'opposition-croupion sur les cadeaux "exceptionnels à répétition" faits à la société privée qui gère le rugby ne manquent pas de clarté, ni de piquant : ils ne sont qu'une goutte d'eau dans le budget du club et ne vont pas l'aider à gagner un seul match mais ils feraient vivre une équipe de jeunes dans le domaine culturel.
On relève de même l'évocation de la générosité agenaise, qui a offert 70 000 € à un multi-milliardaire suédois pour qu'il boucle les travaux de son magasin de petits vêtements pas chers
.


15 septembre
: mouvements sur Molinier. Outre La Manufacture générale au 45 et Hugo "Redbeard" au 39, voici que s'ouvre la tapissière Prune d'idée, venue de Sylvain Dumon, puis les luthiers Elodie Vary et Benoît Boudou au 37, où chacun peut amener son Stradivarius pour révision. On note deux choses : tous ont choisi le côté impair, au soleil donc, et toutes ces activités représentent un véritable travail, quelque chose de singulier. Un ensemble qui peut servir de modèle à la vie d'une rue. Ci-dessous, des images de l'ouverture de la lutherie :

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 10 septembre : La terre du centre d'Agen (Scaliger) est propice même à la culture des tomates hors saison :

 

27 août : Sud-Ouest annonce, mais peut-être un peu vite, que l'hôtel particulier des Jacobins va être mis en vente. Cette demeure cossue dans le genre grosse banque du XIXe siècle avait été transformée en gîte il y a quarante ans et faisait rêver les impécunieux. Pas de regret à avoir maintenant que nous avons assez d'argent pour y descendre (autour de 130 € la nuit) : le confort et le service n'avaient jamais été à la hauteur des prétentions (pourquoi "château" ?). Mais il y avait un charme indéniable, dû à l'accumulation d'objets bien choisis, et on était accueilli par une sorte de chien, qui ajoutait au style "bourgeois vous recevant chez soi".
Les réglementations de plus en plus contraignantes sont carrément insupportables pour des micro-entrepreneurs, surtout s'ils sont désireux d'introduire de la poésie dans leurs aîtres ; voilà pourquoi
semble-t-il l'endroit pourrait changer de main. Mais quand le grand escalier d'honneur aura été cloisonné par le principe de précaution, le local ne sera plus bon qu'à accueillir des bureaux avec faux-plafond. Dommage, tout de même : Agen ne réussira donc jamais à se doter d'un hôtel de qualité ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 août : assailli de toutes parts pendant les fêtes au sujet du monumental parking orange, M. le maire rappelle que l'architecte des bâtiments de France est agenais (est-ce une qualification pour les garages ?), il promet que la couleur va s'adoucir et que, de toute façon, son jugement étant limité il a "pris l'avis des femmes. Elles ont une sensibilité supérieure à la nôtre" (même source, datée du 28). Trois réponses, un triple embarras.

31 juillet : La Dépêche du Midi de ce jour nous a emboîté le pas dans un bon article signé S.Bo ("Est-ce beau ?") Sous le titre "Une maison noire, non, mais une gare orange, oui", ce papier pose lui aussi la question de la méchante couleur du parking venu occulter l'Ermitage (mais sans cacher la "maison noire").

 

 31 juillet, suite : "Vigilance orange, la chaleur monte sur le parking" pourrait être le prochain titre de La Dépêche sur le sujet (nous le lui offrons).

Car la mairie a répondu aux premières attaques que la couleur fatidique était annoncée sur le panneau de chantier, ci-dessus. Malencontreusement nous assistons plutôt à un phénomène, soit de "publicité mensongère" au départ, soit de "tromperie sur la marchandise" à l'arrivée. En effet, l'image originelle semble annoncer que la façade jouera sur la transparence et que la couleur sera suggérée. Mais finalement, la pulsion esthétique du maître d’œuvre aura le dessus. Et on voit que celui-ci tire nettement son inspiration des années 1972 : 

 

 

 

 

 

(Il reste à espérer que cette structure ne va pas générer des bandes de droogs comme dans le film de Stanley Kubrick ou tels qu'en a affronté M. Alain Billières dans le parking du marché en août 2017)

 

 

 30 juillet Notre petit doigt nous dit que les Galeries Billières, un temps occupées par Maisons du monde,  feraient l'objet d'un projet de nouvelle activité commerciale, proche de la signature (le petit doigt ajoute qu'il s'agit du franchiseur espagnol Muy Mucho, marchand de "petits objets tendance", encore absent de France. Gare à Bouchara).

Ce n'est pas une mauvaise nouvelle. C'en sera une bonne si l'escalier et les galeries sont préservés
et la grande verrière restaurée.

 

 

 

29 juillet Profitons de l'entre-temps commercial pour enregistrer sur notre site l'enseigne des Galeries Billières et leur typographie très typée cinquante, un moment cachée par le locataire Maisons du monde (merci pour les traces de colle !) et bientôt, sans doute, occultée à nouveau, voire détruite.

 

 

 

27 juillet : On voit maintenant au bénéfice de quoi
les deux arbres du bout de Carnot ont été sacrifiés : un abribus sans ombre mais garni d'affiches offertes par
JC Decaux
dont on est assez surpris de l'humour
sarcastique sur "les commerçants de quartier".

L'ombre portée, généreusement offerte par l'abribus sur l'arrière, permet à cette vieille personne de se protéger du soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prendre exemple sur Le Petit Riche, un de nos refuges parisiensPrendre exemple sur Le Petit Riche, un de nos refuges parisiens18 juillet : Un des plus beaux emplacements pour le restaurant que mériterait le centre d'Agen est celui occupé récemment par Au Bonheur des Dames, où l'on mangeait si mal : 180 m² de salle et bien davantage avec la superbe terrasse où les tronçonneurs ont oublié de raser les arbres ; autre geste de munificence municipale, cette terrasse qui vaut de l'or ne rapporte que 1 772 € au budget communal. On peut donc espérer voir un jour lointain apparaître ici la brasserie bourgeoise qui brillera sur la ville (après que les enseignes de prêt-à-brader, en surnombre, auront pu migrer vers d'autres communes).

On peut toujours rêver... on l'appellera Le Centre-ville.

 

 

 
17 juillet
: Madame le préfet a signé aujourd'hui la

dup-tag (déclaration d'utilité publique de la
Technopole Agen-Garonne).
Ra
ppelons à tous nos concitoyens qu'écrire "un technopole" est une erreur, car cela signifie un marchand de techniques, et que par ailleurs  "technopôle" est une faute d'orthographe. Si l'on comprend bien ce qu'ont derrière la tête les fomentateurs de la TAG, ils ambitionnent de créer une "technopole" - un mot barbare mais avéré - qui serait une ville technologique. Tous leurs documents sont donc à corriger d'urgence s'ils ne veulent pas échouer dans leurs visées pour cause d'illettrisme.

 

 

9 juillet : comme chaque lundi le rayon Poisson d'Intermarché est bien fourni, mais seulement de déchets en matière plastique. "Pêche du jour, fraîcheur imbattable". Afin de dénoncer la destruction de la vie des océans, l'idée spectaculaire et originale vient du poissonnier, Bertrand Lodetti, en accord avec sa direction, laquelle sacrifie une journée de chiffre d'affaires mais gagne des points en image de marque et en buzz. Jusqu'ici, tout va bien et l'événement est sympathique. Mais il attire l'attention sur des pratiques qui le sont beaucoup moins, comme les subventions énormes reçues de l’État pour financer la flotte de pêche de la firme ("finalement on paie le poisson deux fois", dit une cliente-contribuable) et, surtout, le fait que c'est du chalutage à mille mètres de fond qui est pratiqué alors que cette technique est destructrice : on remonte cent espèces de poissons dont certains en voie d'extinction pour en garder trois, seules commercialisables, le reste est perdu. C'est en tout cas ce que relate ici une enquête.

 

 

 8 juillet, un événement : trois enfants découvrent un coin de fraîcheur à Agen !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 juillet, le jour se lève sur la vallée de Sainte Colombe en Bruilhois. Une fois les Zadeptes relogés en garde à vue et les propriétaires des terres agricoles mis à la retraite dorée, il ne restera plus que un à deux milliards d'habitants à recaser. On connait leurs noms : alouette lulu, bruant jaune, bruant proyer, bruant zizi, chardonneret élégant, cisticole des joncs, cochevis huppé, fauvette grisette, hypolais polyglotte, linotte mélodieuse, tarier pâtre, mésange charbonnière, bergeronnette grise, chouette effraie, huppe fasciée, hirondelle de cheminée, moineau domestique, moineau friquet, rouge-queue noir, buse variable, chouette hulotte, fauvette à tête noire, grimpereau des jardins, loriot d'Europe, mésange à longue queue, mésange bleue, pic épeiche, pic-vert, pinson des arbres, pouillot véloce, roitelet triple bandeau, rouge-gorge, sittelle torchepot, troglodyte mignon, verdier d'Europe, chouette chevêche, épervier d'Europe, faucon crécerelle, couleuvre à collier, lézard des murailles, crapaud calamite, crapaud commun, écureuil roux, pipistrelle de Kuhi, pipistrelle commune, pipistrelle pygmée, murin de Daubeton, petit ou grand murin, oreillard gris, barbastelle d'Europe, noctule de Leisler, noctule commune et grand capricorne (liste non exhaustive aimablement communiquée par La Dépêche du Midi).

Qu'elle était verte ma LGV !    (Cliché Jean-Christophe Mathias)Qu'elle était verte ma LGV ! (Cliché Jean-Christophe Mathias)